UNKNOWN COVER BAND


2020

 

Réponse à l'appel à participation lancé par Encrage, dont les règles du jeu étaient de créer la pochette vinyle d’un groupe fictif et d'y joindre la chronique/bio du groupe en question. Exposition en février 2020 à La Méandre & été 2020 au festival Zone Zine de Chalon-sur-Saône.

 

Impression sérigraphie format 32x32 cm

Trame argentée sur pochette noire + jaune/vert fluo

 

• Nom du groupe I WOMEN WEARING SNEAKERS

• Nom de l’album I Kisses on the Highway

• Genre musical I post-punk-noise-dark-new-wave

 



"Porté par un premier album sorti en 2010, ce groupe de trois petites nanas natives de Brooklyn est tout bonnement inclassable, vacillant coup sur coup entre fulgurances pop, noirceur new-wave et radicalité post-punk/noise.

 

Biberonnées très jeunes à coup de Suicide, Télévision, Siouxsie and the Banshees, Nick Cave et autres mythes de cet acabit (pour ne citer qu’eux…), elles se retrouvent des années plus tard au coin d'un bar, pour écrire - à l’image de leur beauté mélancolique abrasive - leur propre légende.

 

Après un premier album qui les a tout droit propulsées aux côtés des grosses têtes d'affiche de la scène indé, le groupe a frôlé l’éclatement suite à un succès complètement inattendu et difficilement assumé par les trois créatures. Des girls bien d’aujourd’hui, libres et sans concession, qui crient l’amour, le plaisir et surtout l’envie dévorante de liberté. Chaque titre sonne comme un voyage trouble et délicieusement sombre, à travers des récits sublimes empreints de romantisme noir absolu et actuel, de tristesse palpable et sans artifice, et un désir absolu de jouir sans limite…

 

Si leur premier album dégoulinait d'une énergie brute et incontrôlée dans la lignée du groupe "A Place to Bury Strangers" (qu’elles ont d’ailleurs largement côtoyé dans les bars pourris de la "grosse pomme"), elles reviennent aujourd’hui (un peu !) calmées dans un registre plus réfléchi et plus cinématographique, en référence au travail de la photographe Arlène Gottfried qui s'amusait elle-aussi à rendre visible l’énergie esthétique et sexuelle du New York bouillonnant et multiculturel des années 70-80.

 

Pour célébrer la sortie du petit dernier, elles entameront une tournée en début d’année. Un conseil : ruez vous sur les places disponibles (s’il en reste !). Des prestations scéniques chaotiques et joyeusement bordéliques, tantôt séduisantes, tantôt agressives, mais toujours de quoi déconcerter sans cesse l’auditeur. Par ici le chant mélodique et noire d’une sirène venimeuse, par là la violence d'une bombe meurtrière à grands coups de riffs bruitistes, le tout contrebalancé de titres tubesques sur fond de claviers cheap. Le genre de soirée où tout le monde finit par vriller - et elles-même en premier lieu (il n’est pas rare de les retrouver en fin de show retourner leur propre spectacle ou encore de régler leur compte aux mecs lourds de fin de soirée).

 

Bref, ces sauvageonnes indisciplinées portent effectivement des baskets, et elles vont se faire un plaisir de vous retourner le bide sans aucune pitié. Un disque un peu sale par des fillettes pas trop propres."